flux-reflexive

Le jeu de société tel qu’il est construit chez LudhaBreizh mixe la pratique réflexive de Ericsson et l’attitude spontanée du flow ou flux de Csikszentmihalyi.

Voici une rapide définition des deux démarches :

La première est indispensable pour avancer et atteindre l’excellence quelque soit la discipline. Le pianiste ne peut progresser sans passer des heures à jouer ses gammes. Mais pour progresser, le spécialiste ne s’entraîne pas forcément plus mais autrement. C’est ce qu’Ericsson appelle la pratique réflexive. C’est une démarche volontaire qui correspond à une phase de préparation. C’est le travail avec le coach, on  y parvient en respectant les éléments suivants :

  • un objectif clair obligeant à se surpasser ⇒ dans le jeu le gagnant est celui qui …
  • de la concentration et des efforts ⇒ les joueurs renchérissent les uns sur les autres pour trouver la bonne réponse. Pendant toute la partie, ils sont aux aguets pour saisir chaque opportunité de reprendre la main et donc potentiellement la possibilité de gagner les points en cas de bonne réponse. Tout au long de la partie les joueurs ont la possibilité de « se refaire », ce qui les aide à maintenir leurs efforts puisque rien n’est gagné d’avance.
  • des critiques constructives à chaud ⇒les joueurs avancent par essai/erreur et le feed-back est immédiat.
  • des tentatives réitérées de s’améliorer ⇒ dans une partie de jeu, l’ambiance est toujours bienveillante et créative. On essaie toujours.

 

La deuxième, le flux, mis en évidence par Csikszentmihalyi peut se définir ainsi : une concentration des facultés mentales telle qu’elle produit une impression de spontanéité. Les meilleurs l’atteignent quand ils donnent le sentiment de relever un défi sans effort. La qualité de l’expérience-flux dépend de la difficulté du défi à relever et du niveau de compétence acquis. Le flux correspond plutôt à la phase de performance.

Angela Duckworth dans ses travaux de recherche sur la niaque, tire la conclusion que le flux va de pair avec la niaque. Elle l’évalue avec la question :  » Au travail ou quand je m’amuse, je suis généralement pris par ce que je fais, au point que je n’ai plus conscience de moi-même. » On perd la notion du temps et tout devient facile ⇒ À la fin d’une partie les joueurs disent généralement: « déjà ! » et aussi « ce n’était que cela ! ». Ils ont intégrés une nouvelle démarche facilement alors qu’au démarrage cela leur paraissaient énorme !  On voit bien dans le témoignage suivant ces éléments du flux (pour voir le témoignage) . Le manager dit d’ailleurs plusieurs fois : « Ils créaient déjà , ils ne s’en rendaient pas compte ! » Et regardez son sourire à ce moment là et ses yeux, le flux était bien partagé ! ⇒ le jeu crée de l’enthousiasme et cela c’est le flux qui s’exprime.

 

C’est une première approche rapide et  bien sûr les spécialistes de l’animation des jeux LudhaBreizh peuvent vous en raconter toutes les subtilités.

Voici une belle phrase pour conclure : « L’exaltation qui accompagne la conscience de s’améliorer est une expérience positive; la joie d’utiliser ses capacités au mieux , une autre. » L’art de la niaque, Angela Duckworth (source de l’article)

J’ajouterai que, d’après nos observations,  les deux, pratique réflexive et flux, peuvent alterner et se mêler dans une même partie de jeu ! A vous de jouer maintenant 😉